Pourquoi je crie ?

Il est 22h. Je viens de coucher mon fils. ça fait tard. Surtout quand on sait qu’il dort 12h par nuit. Oui, oui c’est bien ça ! 12h ! Donc pour le réveiller en pleine forme à 7h du matin, il faudrait que je le couche à 19h…

C’est de ma faute s’il est allé au lit si tard. Enfin… oui et non.

J’ai dû rester un peu plus tard au travail car j’ai eu un rendez-vous médical ce matin. J’ai donc demandé à ma soeur de le récupérer pour moi à l’école. Néanmoins, je suis arrivée chez ma soeur à 19h30 donc nous avions largement le temps de rentrer, manger, se doucher et le coucher à 20:30. Mais j’ai trainé à parler avec ma soeur, parce que ça fait du bien aussi les liens familiaux.

Nous sommes partis de chez ma soeur à 20:45 🙁 Puis une fois rentrés à la maison, mon fils avait encore faim. Je lui ai donc resservi à manger et il feuilletait son magazine Avengers en même temps. Et là, l’angoisse a commencé à monter :

« Il est tard », « Il va être super fatigué demain »

Mais je n’ai rien dit car secrètement, aujourd’hui, j’ai pris la décision de ne plus crier à la maison. J’ai donc contenu mon angoisse en écoutant mon fils me raconter que « Captain America va mourir », que « Black Widow s’appelle en fait Natasha Romanoff et que c’est une espionne russe »…

Puis sont venues l’heure du bain et de se brosser les dents. L’angoisse grandissait car mon fils parlait et parlait encore et moi je le trouvais lent. Mais c’est surtout que j’ai oublié que c’est un enfant. J’ai oublié que c’est un enfant et que lui ne pense pas à demain. ça doit être ça la clé du bonheur vu comme il est heureux… J’ai eu envie de hausser le ton pour lui dire de se dépêcher.

Mais, ô miracle ! J’ai eu la présence d’esprit de tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant d’en sortir le moindre mot. Et j’ai pris du recul…

« Qu’est-ce qui m’arrive ? Pourquoi ai-je envie de crier ? Je sais ! Je me rends compte que je n’arrive pas à gérer cette émotion angoissante qui monte en moi. En criant ça me permettrait de l’évacuer » me suis-je dit.

Mon fils était à mille lieux de se douter de tout ce qui m’était passé par la tête pendant que je répondais mes « hum hum, ah, ok, ah bon ? » à son bavardage intempestif accompagné de son éternel sourire. Et c’est tant mieux…

Il est 22h. Je viens de coucher mon fils. ça fait tard mais je n’ai pas crié et il n’a pas perdu son sourire…

 

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