Laissez-les choisir…

Devenir-soi

Les premières amours professionnelles sont souvent les bonnes…

 

Enfant, j’adorais dessiner. Adolescente, j’adorais dessiner et écrire. Lorsque je pensais à mon futur métier, je voulais être soit dessinatrice (ou illustratrice dirions-nous plutôt aujourd’hui) soit prof d’anglais (car j’adorais les langues également). Et à la Fac, je lorgnais aussi sur les cours de psychologie (la fille qui ne sait pas ce qu’elle veut 🙂 ).

J’ai fait une seconde générale avec option troisième langue, que j’ai réussie. Puis j’ai bifurqué vers une première et une terminale économique et sociale car j’ai eu peur de m’enfermer dans un cursus trop littéraire sans débouché.

 

Mon bac en poche, j’ai commencé une prépa littéraire (je suis retournée à mes premières amours : l’écriture et la littérature) que j’ai avortée au bout d’un mois seulement. N’ayant pas fait un bac littéraire, j’avais énormément de retard à rattraper sur tout ce que les élèves avaient appris au lycée. J’ai pris peur.

 

Alors, je me suis inscrite en DEUG LLCE (Langues Littératures et Civilisations Etrangères). J’ai obtenu ma première année. J’ai beaucoup aimé cette année de cours car j’étais immergée dans des cours totalement dispensés en anglais. Mais… j’ai encore changé d’avis car je ne me voyais pas être professeur à 23 ans à devoir « gérer » des enfants de 11 à 15 ans au mieux ou de 15 à 18 ans au pire. Et à ce moment-là, je ne voyais pas quels étaient les autres débouchés.

 

Mon choix final s’est donc porté sur un master Commerce International. J’avais l’impression d’avoir trouvé ma voie professionnelle : des langues étrangères et de l’économie. Pas trop littéraire et pas trop scientifique. Parfait.

 

Aujourd’hui, je travaille à la banque dans un domaine international, je pratique l’anglais tous les jours. Cela me plait mais j’ai toujours eu l’impression qu’il me manquait quelque chose. Et aujourd’hui je sais. Mes premières amours professionnelles impliquaient une dimension artistique (le dessin), psychologique et spirituelle (l’écriture), de développement personnel (l’amour pour l’apprentissage des langues étrangères) et enfin et surtout une dimension humaine, la plus importante, due à mon intérêt pour la psychologie. Et je ne retrouve aucune de ces dimensions dans mon métier actuel…

 

Un jour, alors que je me plaignais à un ami d’être toujours l’épaule sur qui pleurer et de ne jamais trouver personne en retour lorsque j’en avais besoin, il me répondit : « Carole, peut-être dois-tu te faire à l’idée que tu es plus faite pour aider que pour être aidée…? Tout le monde n’est pas doté d’empathie et tout le monde ne sait pas écouter comme tu le fais. Certaines personnes ne savent pas comment réagir face à quelqu’un qui ne va pas bien ». Je repense souvent à ce qu’il a dit. J’ai mis quelques mois avant de comprendre qu’il avait raison.

 

A l’heure où j’écris ces lignes, je suis une maman qui se pose beaucoup de questions sur la façon dont je peux aider mon fils à s’épanouir au mieux. Depuis l’ouverture de ce blog, depuis que je me suis remise à dessiner, à lire, la question d’une reconversion professionnelle me trotte de plus en plus dans la tête. Il aura fallu attendre mes 34 ans pour comprendre que les premières amours professionnelles sont surement les seules vraies amours et qu’elles mènent forcément vers les bonnes décisions et les bons choix.

 

Aujourd’hui, j’ai envie de mêler psychologie, littérature, arts plastiques et étude des langues étrangères pour en faire un joli métier au service du développement personnel des enfants et de leur épanouissement…

 

Tout ceci pour vous dire… Encouragez les premières amours professionnelles de vos enfants. Ce sont forcément les bonnes car ils les ont choisi à un âge où l’on ne se met pas de barrière, où l’on ne connait pas la peur du chômage, l’attrait de l’argent…

 

Ils les ont rêvées à un âge où le champ des possibles ne connait pas de limite et où l’on fait ses choix avec le coeur et rien d’autre… ♥

 

2 réflexions sur “Laissez-les choisir…

  1. Enfant, je voulais être romancière! Je dévorais des romans tout le temps. Je n’ai jamais écrit de roman, mais je travaille avec les livres, donc ça va! Je suis tout à fait d’accord; encourager les passions des enfants est important et surtout, il faut éviter de projeter sur eux nos propres attentes/rêves.

    • C’est un travail quotidien que je fais sur moi-même : ne pas transmettre mes craintes à mon fils. Je m’efforce de garder en tête que j’ai seulement envie de l’aider à suivre le chemin qui lui conviendra. J’ai écrit cet article un peu comme pour graver ma promesse dans le marbre… 🙂 Cela ne m’étonne pas alors que tu travailles avec les livres. Je suis persuadée que l’on revient toujours à nos premières amours d’une manière ou d’une autre… Merci pour ce petit témoignage !

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