Faire la différence entre Réussir et Se sentir capable de.

Nous sommes dans la nuit du 9 au 10 janvier 2020, il est 1h18 quand je commence cet article.

Fais ce que tu aimes. Fais le à fond et partage-le.

Aujourd’hui, j’ai passé toute la journée à peindre. Cela faisait un moment que j’ai en tête le portrait de Toni Morrison. Ou plutôt, un jour, j’ai eu une vision de ce tableau qu’il me fallait peindre. C’est littéralement ça, une vision. Je ne saurai vous expliquer mais quand je peins un tableau c’est parce que je l’ai vu avant dans ma tête. Souvent, quand cela arrive, même quand le tableau me paraît compliqué à réaliser, si je l’ai vu c’est que je suis capable de le réaliser.

Normalement, j’avais bien d’autres choses à faire aujourd’hui, mais voilà, il fallait que je le peigne. J’ai fini mon tableau il y a environ une heure et depuis, je scrolle sur Instagram. A vrai dire j’ai passé une heure à regarder le compte de Cleeveland Roumillac (j’adore cet humoriste !!) et celui d’une danseuse réunionnaise que je viens de découvrir. Son compte c’est @malaika_slt.

Ces deux personnes sont passionnées par ce qu’elles font, cela ne fait aucun doute. Ça se sent, ça se voit, ça s’entend. De fait, je trouve qu’elles transpirent le bonheur, l’épanouissement. Leur art les transportent et les a menés là où ils sont.

Ta passion te mènera là où tu dois aller. Suis la.

En parcourant les vidéos de Cleeveland, je me disais « Quand tu fais ce que tu aimes, que tu le partages, quand tu fais ce que tu sais faire le mieux et que surtout tu le fais avec joie et passion, ça transpire et ça ne peut que toucher. Quand tu fais ce pour quoi tu es doué.e, tu ne peux que briller (et être heureux.se ?). »

Aujourd’hui, au lieu de travailler sur ce business plan que je n’ai aucune envie de faire, je me suis dit que j’allais peindre car ces derniers jours j’ai réfléchi à ce qui me mettait vraiment en joie et j’ai identifié plusieurs choses :

  • coacher les personnes qui font appel à moi,
  • écrire,
  • dessiner,
  • peindre
  • et danser (et manger ^^).

Et puis, je m’améliore à chaque tableau que je peins alors je me suis demandé

« Carole, si ton projet entrepreneurial ne fonctionne pas, d’ici un an et demi tu seras peut-être obligée d’aller chercher de nouveau un boulot salarié. Mais si tu peignais pendant un an et demi, qu’est-ce que ça donnerait ? »

Et à cette question, j’ai répondu

« Si je ne retiens plus ce talent que j’ai, à toujours le faire passer en dernier, si je peins pendant un an et demi, alors je serai encore meilleure. Alors j’aurai peut-être vendu des tableaux d’ici là. Alors j’aurai peut-être fait des expositions. Alors je n’aurai peut-être pas à reprendre un travail salarié. Ou bien même si c’était le cas, peut-être que j’aurais tout de même des revenus de mes tableaux. Ou peut-être que ce serait un bon complément à mon revenu entrepreneurial. »

Les hypothèses optimistes ont fusé ! Ce qui était sûr (ou presque, car rien n’est jamais sûr), c’est que peut-être, plus jamais je n’aurai l’occasion de passer autant de temps à peindre. C’est peut-être ma seule occasion de m’améliorer en peinture / dessin et d’en faire quelque chose. Quelque chose qui me met en joie de surcroit ! Alors ni une ni deux j’ai pris la toile qui, au départ, n’était pas destinée à ce portrait, j’ai pris mes pinceaux, j’ai protégé mon canapé avec un grand tissu, je me suis changée et j’ai commencé le croquis. Puis j’ai peint. J’ai peint toute la journée.

Tu es guidée par quelque chose qui est plus grand que toi.

Ou en tous les cas, si tu n’y crois pas, moi je sais que je suis guidée par quelque chose qui est plus grand que moi. Alors que je m’étais enfin décidée à aller me coucher, je me suis dit que j’allais tirer mes cartes oracles. A l’origine, je pense que ces cartes n’ont rien de spécial. Un coffret de cartes dites oracles que j’ai acheté chez Cultura. Néanmoins, j’aime bien les utiliser. Je pose une question, je bats les cartes et j’en tire une. Quand bien même on ne croit pas à tout cela, ce que j’aime dans ces cartes c’est que si ça ne fait pas de mal, ça ne peut que faire du bien. Elles donnent un angle positif aux réponses aux questions que l’on se pose, de l’optimisme. Etonnamment, chaque fois que j’ai posé une question, la carte que j’ai tirée y répondait très justement.

Partagez vos dons. Les autres en ont besoin.

Alors ce soir, ma question était : « Vais-je pouvoir vivre de la vente de mes tableaux ? » Alors, j’ai battu les cartes, posé ma question, fermé les yeux et j’en ai choisi une… et voici ce qu’elle disait…

« Partagez vos dons.

Nous avons tous des dons de l’Esprit et nous sommes sur terre pour les partager. L’ego n’en tient souvent pas compte, car il ne les trouve pas assez bon, pas assez grands ou importants pour faire une différence. Ne tombez pas dans ce piège en les cachant. Sachez que les simples richesses de l’Esprit, qui sont empreintes d’amour et de bonté, viennent de votre coeur et sont nécessaires maintenant plus que jamais.

La vie n’exige rien d’extraordinaire de vous en ce moment. Elle vous demande seulement de croire en votre Esprit et de partager vos dons, ce qui peut inclure la capacité d’écouter, de calmer les autres, de cuisiner un repas, d’arranger une situation, de faire des courses, de prêter main-forte, d’être patient ou de faire rire quelqu’un. Vous savez au fond de votre coeur ce que votre Esprit est en mesure de partager avec les autres.

Le moment est venu de le faire. Ne soyez pas timide. Partagez vos dons, car les autres ont besoin de votre amour et de votre gentillesse maintenant. »

Source : Cartes oracles « La réponse est simple » de Sonia Choquette. Carte n° 62.

Mon coeur a failli s’arrêter ! Oui, j’aime bien ces cartes et j’y crois beaucoup, néanmoins, avant d’en tirer une, subsiste toujours ce petit doute qui te faire dire « Bon allez, ça marche pas vraiment, c’est juste comme ça. » Mais là… Je suis restée sans voix. Je veux dire…

  • j’ai battu les cartes, elles étaient donc mélangées,
  • celle que j’ai tirée, c’est la dernière carte du paquet (enfin, la dernière du livret explicatif)
  • j’aurais pu tomber sur… je sais pas moi… « Arrêtez-vous », « Dites Je suis désolé.e », « Décorez », des trucs qui n’ont rien à voir quoi !

Mais non. Je suis tombée sur « Partagez vos dons » alors même que ma question était « Vais-je réussir à vivre de la vente de mes tableaux » et alors même que je venais de me faire la réflexion que c’est en faisant ce qu’on aime et ce pour quoi on est doué.e que l’on brille.

Je sais que subsistera ce petit doute chaque fois que je tirerai ces cartes. Néanmoins, elles m’ont chaque fois prouvé que je ne devrais pas douter.

Faire la différence entre Réussir et Se sentir capable de.

Comme je vous le disais, ce portrait de Toni Morrison, j’en ai eu la vision il y a quelques semaines. Cet été 2019 déjà, j’avais tenté de le faire mais en dessin. Je l’avais trouvé plutôt réussi mais pas parfait (à voir sur mon compte Instagram @lesetoilesnoires). Mais ensuite, je me suis dit « Il faut que je le peigne ». Entre temps, j’avais laissé couler. Puis, aujourd’hui était le bon jour.

A vrai dire, je ne m’en croyais pas capable. Ou plutôt, j’ai compris ensuite que je pensais ne pas réussir mais je m’en sentais capable. Je vous explique. Les portraits sont selon moi, ce qu’il y a de plus difficile à faire en dessin et encore plus à la peinture. Jusqu’aujourd’hui, je n’avais :

  • réalisé que trois portraits (dont celui de Barack Obama que vous pouvez voir ici),
  • mais jamais sur toile, en grand,
  • et jamais peints car jusqu’ici je n’avais jamais réussi à faire des fondus de couleurs de teintes proches afin de réaliser les creux et les bosses d’un visage.

Je suis autodidacte en dessin et peinture, dans le mélange des couleurs,… Chaque fois que je me suis essayé au portrait, ce que je faisais ressemblais plutôt à des caricatures grossières. Enfin, bref. La tâche me semblait ardue et je pensais NE PAS REUSSIR. En revanche, si j’y pensais tant et après avoir observé des peintures d’autres personnes, il est clair que JE M’EN SENTAIS CAPABLE. Sans savoir ce que le résultat allait donner.

Et cela fait toute la différence. Si l’on s’attend à réussir ou si l’on souhaite absolument réussir avant même d’avoir essayé, l’on risque de ne même pas tenter. En revanche, si on lâche prise sur le résultat mais qu’on se sent au moins capable d’essayer, on a des chances d’être agréablement surpris. Je ne vous cache pas que je voulais qu’il soit réussi. J’aurais été bien déçue de passer autant d’heures à peindre pour une toile ratée, bonne à jeter. Est-ce cette volonté de réussir qui a décuplé mes capacités d’observation de la photo à partir de laquelle j’ai peint ce portrait ? Est-ce cette volonté de réussir qui m’a aidé à faire les bons mélanges de couleur ? Sûrement. Cette volonté de réussir m’a très probablement aidée à faire ce joli tableau mais c’est la croyance que j’en étais capable qui m’a poussée à me lancer.

Parce que pour réussir, il faut au moins se lancer…

(Il est 2h56. J’ai la migraine du fait d’être restée éveillée à vous écrire cet article mais il le fallait. Il fallait que je vous l’écrive avec toutes les émotions encore présentes en moi). Prenez soin de vous.

PS: En voyant le tableau, ma maman m’a dit « C’est pas toi qui a peint ça ? » 🙂 Elle n’en revenait pas. Moi non plus je n’en revenais pas quand je l’ai terminé. Mais ça y est… je m’y suis habitué… C’est bien moi qui aie peint ça… Croyez en vous.

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