Ce que j’aurais voulu savoir et faire avant d’être parent…

Ce que j’aurais voulu savoir et faire avant d’être parent…

J’aurais voulu prendre conscience que la transmission ce serait important pour moi… J’aurais passé plus de temps avec ma mamie pour lui demander de me raconter sa vie, de me dire tout ce dont elle se souvient, j’aurais commencé mon arbre généalogique bien plus tôt, j’aurais écrit ses paroles, je l’aurais enregistrée.

J’aurais voulu prendre conscience que ce serait important pour moi de parler de l’Afrique et des Antilles à mon fils… J’aurais voyagé sur le continent, j’aurais lu, beaucoup lu sur l’Afrique et les Antilles. J’aurais appris à parler créole.

J’aurais voulu comprendre à quel point il est important de laisser des traces de notre vécu sur Terre pour nos enfants. Les photos ne suffisent pas. J’aurais voulu comprendre que moi-même je voudrais en savoir plus sur mes ancêtres… J’aurais rédigé la biographie de ma grand-mère, celle de ma mère et la mienne bien plus tôt.

J’aurais voulu prendre conscience plus tôt qu’un prénom détermine une vie, une personnalité, un caractère, une destinée… J’aurais cherché un prénom avec plus de signification pour mon fils.

Je me serais interrogée sur ma spiritualité afin d’être sûre de vouloir la transmettre telle quelle à mon fils. J’aurais lu, beaucoup lu à ce sujet afin d’avoir des réponses à lui apporter et de ne pas simplement lui transmettre un héritage spirituel duquel je ne sais finalement rien. J’aurais peut-être été plus spirituelle aussi…

J’aurais arrêté le défrisage bien plus tôt, avant même d’être enceinte. Déjà parce que c’est dangereux pour le foetus et puis parce que cela a été le point de départ d’une prise de conscience bien plus vaste et j’aurais aimé avoir cette prise de conscience avant d’être parent… avant même de me mettre en couple… afin que cela entre en ligne de compte dans le choix de mon compagnon.

Je me serais cultivée davantage, parce que je me rends compte que j’aime ça mais certains intérêts ne sont arrivés que tard vers 30 ans. Aujourd’hui j’ai soif d’apprendre, soif de savoir et j’ai l’impression que je ne peux rattraper ce temps pendant lequel je ne l’ai pas fait.

Je me serais intéressée au développement personnel bien plus tôt et plus profondément. Quand je regarde bien, je m’y intéressais mais pas assez pour en ressortir quelque chose.

J’aurais voulu savoir comment investir. Pour préparer sereinement l’avenir de mes enfants et petits-enfants, pour ne pas être obligée de faire un métier qui paie bien mais qui est à mille lieux de ce que j’aime faire.

J’aurais voulu savoir qu’il peut être bon de consulter un psy avant d’avoir un enfant, même quand tout va bien… quand on croit que tout va bien… Histoire de faire le point sur mes blessures et de les guérir avant d’élever un enfant.

J’aurais voulu être formée à l’éducation positive, la communication non violente, la gestion des émotions, à l’approche Monterssori, la systémique, aux neurosciences…

Je me serais débarrassée de ma télévision avant d’être parent. Bien avant même. C’est-à-dire même pour moi car j’aurais développé ma créativité, je me serais remise au dessin, à la lecture bien plus tôt.

J’aurais fait le point sur les valeurs qui sont importantes pour moi dans la vie, dans un métier, chez un homme, à transmettre à mon enfant.

 

Et en même temps… si j’avais su et fait tout cela, j’aurais fait d’autres choix et donc ce n’est pas moi que ce fils merveilleux aurait choisi pour mère.

Voilà ce que m’a appris le fait de devenir mère…

Je serai changée à tout jamais.

J’ai pris 10 ans de plus d’âge mental en une journée.

J’ai appris que la femme est forte à en crever de pouvoir supporter ce tsunami dans son corps et dans sa vie.

J’ai appris que l’amour inconditionnel ça existe.

J’ai appris qu’on peut être blessée psychologiquement et offrir le meilleur de soi tout de même.

J’ai appris que nos enfants nous aident à supporter le pire par leur simple présence.

J’ai appris que je ferai de mon fils le juge de ma vie, que pour lui j’analyserai toujours mes faits et gestes. Suis-je assez ? Suis-je une assez bonne maman ? Est-il heureux ? Fais-je le bon choix ? Quelles conséquences ce choix pourra-t-il avoir sur lui plus tard ?

J’ai appris que mes passions reviendraient car lorsque je me suis posée la question du sens de ma vie, mes passions sont revenues à moi parce qu’elles me rendent heureuse. Et être heureuse ça a du sens.

J’ai appris que grâce à mon fils, je questionnerai beaucoup, beaucoup, beaucoup la vie. Je ne la vivrai plus sans m’en préoccuper. Et le prix à payer est que je culpabilise beaucoup de ne pas être parfaite pour lui. J’aurais voulu que tout soit parfait pour lui…

J’ai appris que pour lui je prendrais des risques. Parce que pour lui je ne veux pas être médiocre. Je veux qu’il puisse se dire « Maman a pu, alors je peux » ou bien « Je sais que maman me soutiendra » ou encore « Maman m’a toujours dit qu’il faut tenter ».

J’ai appris qu’il serait ma boussole quand je me sentirais perdue.

J’ai appris que quoi qu’il arrive j’y arriverais. « Homme blessé n’est pas mort comme disait ma mamie ». J’y arriverai…

J’ai appris grâce à lui et pour lui que je ne voulais pas simplement vivre, travailler et mourir.

*** cet article est très certainement amené à être modifié car je n’ai pas fini de me poser des questions sur ce que j’aurais voulu savoir et faire avant d’être parent…***

♥♥♥Prenez soin de vous ♥♥♥

4 réflexions sur “Ce que j’aurais voulu savoir et faire avant d’être parent…

    • Souhaites-tu partager avec moi en MP et que je partage sur le blog ? Les futures ou nouvelles mamans aimeraient sûrement nous lire sur ce sujet… 🙂

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