Tiens-toi droite

Résumé

« Adjoa, tiens-toi droite. » Je l’ai entendue combien de fois dans ma vie, cette chanson ? Ici à Djougou, pour faire grandir une fillette, on lui pose des trucs sur la tête et elle doit les pousser le plus haut possible vers le ciel, sans les faire tomber. Plus elle grandit, plus c’est lourd.

Communiqué de presse de la maison d’édition

Dans la lignée de Brindille, Tiens-toi droite, nouvel album de Rémi Courgeon, raconte le magnifique portrait d’une jeune Africaine qui prend sa vie en main.

« Adjoa, tiens-toi droite. » Je l’ai entendue combien de fois dans ma vie, cette chanson ? Ici à Djougou, pour faire grandir une fillette, on lui pose des trucs sur la tête et elle doit les pousser le plus haut possible vers le ciel, sans les faire tomber. Plus elle grandit, plus c’est lourd.

Les colis sont si lourds que l’on se pèse pour voir qui porte le plus gros fardeau, les colis prennent tant de place que les enfants sont portés dans le dos. Sur leur tête, les femmes portent des calebasses, des cages à lapin, des fagots et du manioc, mais elles portent aussi des secrets durs à garder, des petites jalousies, des déceptions et des amours cachés… Adjoa fait partie de ces femmes, mais sa vie bascule le jour où elle doit porter des planches de bois chez le menuisier Sossou. Le fardeau est tellement lourd qu’elle le pose et y découvre un révolver avec 3 balles dans le barillet…

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Ce que j’aurais voulu savoir et faire avant d’être parent…

Ce que j’aurais voulu savoir et faire avant d’être parent…

J’aurais voulu prendre conscience que la transmission ce serait important pour moi… J’aurais passé plus de temps avec ma mamie pour lui demander de me raconter sa vie, de me dire tout ce dont elle se souvient, j’aurais commencé mon arbre généalogique bien plus tôt, j’aurais écrit ses paroles, je l’aurais enregistrée.

J’aurais voulu prendre conscience que ce serait important pour moi de parler de l’Afrique et des Antilles à mon fils… J’aurais voyagé sur le continent, j’aurais lu, beaucoup lu sur l’Afrique et les Antilles. J’aurais appris à parler créole.

J’aurais voulu comprendre à quel point il est important de laisser des traces de notre vécu sur Terre pour nos enfants. Les photos ne suffisent pas. J’aurais voulu comprendre que moi-même je voudrais en savoir plus sur mes ancêtres… J’aurais rédigé la biographie de ma grand-mère, celle de ma mère et la mienne bien plus tôt.

J’aurais voulu prendre conscience plus tôt qu’un prénom détermine une vie, une personnalité, un caractère, une destinée… J’aurais cherché un prénom avec plus de signification pour mon fils.

Je me serais interrogée sur ma spiritualité afin d’être sûre de vouloir la transmettre telle quelle à mon fils. J’aurais lu, beaucoup lu à ce sujet afin d’avoir des réponses à lui apporter et de ne pas simplement lui transmettre un héritage spirituel duquel je ne sais finalement rien. J’aurais peut-être été plus spirituelle aussi…

J’aurais arrêté le défrisage bien plus tôt, avant même d’être enceinte. Déjà parce que c’est dangereux pour le foetus et puis parce que cela a été le point de départ d’une prise de conscience bien plus vaste et j’aurais aimé avoir cette prise de conscience avant d’être parent… avant même de me mettre en couple… afin que cela entre en ligne de compte dans le choix de mon compagnon.

Je me serais cultivée davantage, parce que je me rends compte que j’aime ça mais certains intérêts ne sont arrivés que tard vers 30 ans. Aujourd’hui j’ai soif d’apprendre, soif de savoir et j’ai l’impression que je ne peux rattraper ce temps pendant lequel je ne l’ai pas fait.

Je me serais intéressée au développement personnel bien plus tôt et plus profondément. Quand je regarde bien, je m’y intéressais mais pas assez pour en ressortir quelque chose.

J’aurais voulu savoir comment investir. Pour préparer sereinement l’avenir de mes enfants et petits-enfants, pour ne pas être obligée de faire un métier qui paie bien mais qui est à mille lieux de ce que j’aime faire.

J’aurais voulu savoir qu’il peut être bon de consulter un psy avant d’avoir un enfant, même quand tout va bien… quand on croit que tout va bien… Histoire de faire le point sur mes blessures et de les guérir avant d’élever un enfant.

J’aurais voulu être formée à l’éducation positive, la communication non violente, la gestion des émotions, à l’approche Monterssori, la systémique, aux neurosciences…

Je me serais débarrassée de ma télévision avant d’être parent. Bien avant même. C’est-à-dire même pour moi car j’aurais développé ma créativité, je me serais remise au dessin, à la lecture bien plus tôt.

J’aurais fait le point sur les valeurs qui sont importantes pour moi dans la vie, dans un métier, chez un homme, à transmettre à mon enfant.

 

Et en même temps… si j’avais su et fait tout cela, j’aurais fait d’autres choix et donc ce n’est pas moi que ce fils merveilleux aurait choisi pour mère.

Voilà ce que m’a appris le fait de devenir mère…

Je serai changée à tout jamais.

J’ai pris 10 ans de plus d’âge mental en une journée.

J’ai appris que la femme est forte à en crever de pouvoir supporter ce tsunami dans son corps et dans sa vie.

J’ai appris que l’amour inconditionnel ça existe.

J’ai appris qu’on peut être blessée psychologiquement et offrir le meilleur de soi tout de même.

J’ai appris que nos enfants nous aident à supporter le pire par leur simple présence.

J’ai appris que je ferai de mon fils le juge de ma vie, que pour lui j’analyserai toujours mes faits et gestes. Suis-je assez ? Suis-je une assez bonne maman ? Est-il heureux ? Fais-je le bon choix ? Quelles conséquences ce choix pourra-t-il avoir sur lui plus tard ?

J’ai appris que mes passions reviendraient car lorsque je me suis posée la question du sens de ma vie, mes passions sont revenues à moi parce qu’elles me rendent heureuse. Et être heureuse ça a du sens.

J’ai appris que grâce à mon fils, je questionnerai beaucoup, beaucoup, beaucoup la vie. Je ne la vivrai plus sans m’en préoccuper. Et le prix à payer est que je culpabilise beaucoup de ne pas être parfaite pour lui. J’aurais voulu que tout soit parfait pour lui…

J’ai appris que pour lui je prendrais des risques. Parce que pour lui je ne veux pas être médiocre. Je veux qu’il puisse se dire « Maman a pu, alors je peux » ou bien « Je sais que maman me soutiendra » ou encore « Maman m’a toujours dit qu’il faut tenter ».

J’ai appris qu’il serait ma boussole quand je me sentirais perdue.

J’ai appris que quoi qu’il arrive j’y arriverais. « Homme blessé n’est pas mort comme disait ma mamie ». J’y arriverai…

J’ai appris grâce à lui et pour lui que je ne voulais pas simplement vivre, travailler et mourir.

*** cet article est très certainement amené à être modifié car je n’ai pas fini de me poser des questions sur ce que j’aurais voulu savoir et faire avant d’être parent…***

♥♥♥Prenez soin de vous ♥♥♥

« Maman, est-ce que le racisme existe toujours dans notre pays ? »

*********Article posté à l’origine sur LinkedIn*********
C’est la question que mon fils de 9 ans m’a posée suite à un débat philosophique organisé par sa maîtresse; maîtresse que j’ai récemment chaleureusement remerciée pour tout ce qu’elle fait pour ses élèves.
Entre autres merveilleuses choses, elle organise des débats philosophiques dans sa classe de CM1, des débats comme ils pourront en avoir en classe de Terminale. Et ce jeudi 27 mars 2019, le thème était le racisme.
Mon fils était très content et très fier d’amener à l’école les livres que nous avons à la maison sur : Martin Luther King, Rosa Parks et Nelson Mandela.

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Le pouvoir mystérieux de Tamara Ngougouli

Résumé

D’après sa grand-mère, les cheveux de Tamara Ngougouli ont un pouvoir magique. Mais comment la croire quand on déteste sa chevelure qui est trop crépue, trop touffue et pas assez longue ?

Tamara profite de sa vie avec ses amies à l’école de Boisjoli sans trop y penser quand la console de Brian disparaît soudainement. Voilà enfin l’occasion de savoir si sa grand-mère a raison.

 

Mon avis

Ah si seulement… Ah si seulement j’avais eu ce genre de livre quand j’étais enfant… cela m’aurait sûrement évité des brûlures du cuir chevelu au défrisant chimique…

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Mon année 2018

Nous prenons souvent de bonnes résolutions pour la nouvelle année que nous n’arrivons pas à tenir.

Ce qu’il est possible de faire pour essayer de se tenir aux souhaits que nous formulons c’est de commencer par faire le bilan de l’année écoulée. Faire cet exercice permet de constater que, oui, nous avons avancé, nous avons évolué, nous avons eu des petites ou grandes réussites, nous avons rencontré des personnes formidables qui ont contribué à adoucir notre vie (quand nous avons en même temps réussi à nous séparer de celles qui étaient toxiques). Faire le bilan permet de trouver la motivation de continuer à faire des petites choses pour atteindre nos objectifs de vie. La meilleure façon d’atteindre un objectif qui nous semble inatteignable c’est de le découper en petits objectifs atteignables.

Alors aujourd’hui, mercredi 2 janvier 2019, je fais le bilan de mon année 2018.

En y réfléchissant bien, 2018 fut une formidable année pour moi, l’année d’une grande décision, l’année de très belles rencontres, l’année de belles réalisations et de belles opportunités.

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Un Spiderman à la peau marron

Pour ceux qui ont vu ma story Instagram d’hier, vendredi 21 décembre 2018, vous avez dû remarquer que niveau connaissances Marvel et DC comics on peut mieux faire. Disons que si mon fils et moi participions à un quiz sur les super-héros, mon fils me renierait à vie…

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Dans la peau d’Audie

♥ Coup de coeur ♥

Résumé

A presque 30 ans, Sarah n’est franchement pas heureuse…

– Elle ne supporte plus sa chef et aimerait bien changer d’employeur

– Elle se sent à l’étroit dans son petit studio parisien et…

– Sa vie de célibataire commence sérieusement à lui peser !

D’autant plus que ses meilleures amies ont toute une théorie, peu réconfortante, sur le fait d’être toujours célibataire à 30 ans ! Fichue théorie qu’elles lui resservent dès qu’elles en ont l’occasion… Alors, quand sa mère, qui désespère de la voir mariée un jour, s’y met aussi, c’est le pompon ! Mais… Ce n’est pas la fin du monde d’ètre toujours célibataire à 30 ans et mème de le rester à vie, non? Alors, Sarah décide de prendre les choses en main en faisant preuve de plus d’audace. Pour cela, quoi de mieux que de se glisser… Dans la peau d’Audie?

Mon avis

Well, well, well… Comment dire… 296 pages de pur plaisir…

Les romans… en général, ce n’est pas mon truc. J’aime les biographies, les autobiographies, les histoires vraies, les faits historiques, ce qui signifie que, malheureusement, ce que je lis n’est, en général, pas très gai. (Heureusement qu’il me reste le développement personnel et les livres pour enfants ^^)

Mais là… j’ai été conquise et transportée.

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Dandara et les esclaves libres

♥ Coup de coeur ♥


Résumé

En pleine forêt tropicale brésilienne, au 17e siècle, des dizaines de milliers d’esclaves fugitifs regroupés dans le camp quilombo de Palmares résistèrent aux Portugais pendant un siècle. Zumbi en fut le chef mythique et Dandara, sa compagne, resta pendant longtemps dans son ombre.

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Prix de Reconnaissance de la Blogosphère

En décembre 2015, je décidais de me lancer : ouvrir mon blog. Je n’étais pas prête à écrire mes propres livres alors j’ai décidé de parler de ceux que j’achetais car je m’étais donné une mission : trouver et partager des livres pour enfant dans lesquels les personnages noirs sont valorisés.

Aujourd’hui, j’ai fait beaucoup de chemin. Des salons, un cahier de coloriage, des tableaux et bien d’autres choses à venir !

C’est avec grand plaisir que j’ai découvert sur Facebook que j’avais reçu un « Award » de la part de Mistikrak : Le Prix de Reconnaissance de la Blogosphère ! Ce prix est remis par des blogueur.se.s à des blogueur.se.s pour souligner la qualité de leur blog ainsi que leur contribution à la blogosphère.

 

 

Je ne m’y attendais pas du tout et j’en suis donc très honorée ! Un grand merci Mistikrak ! J’ai connu le blog de Mistikrak juste le mois avant de lancer le mien justement quand je recherchais des livres avec des personnages noirs et que je me disais que je n’en trouve pas. C’est une formidable référence pour les livres avec de la diversité.

Alors voici mes réponses aux questions posées :

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La rue Cases-Nègres

♥ Coup de coeur ♥

 

Résumé

A la rue Cases-Nègres, à Petit-Morne, bourg de Rivière Salée, José et ses amis vivent dans l’insouciance tandis que leurs parents, de pauvres gens, triment dans les plantations de canne à sucre pour gagner leur vie.

C’est dans ce contexte que commence La Rue Cases-Nègres, ce grand classique de la littérature antillaise. A travers le récit de sa propre enfance, Joseph Zobel y décrit la Martinique des années 1930, en peignant avec la mémoire du coeur et des blessures, la vaillance, la dureté et la tendresse des descendants d’esclaves, acharnés à bâtir pour leurs enfants un pays plus libre et plus généreux.

 

Mon avis

Nous sommes ici plongés dans la Martinique des années 1930, dans le quotidien de José qui vit avec sa grand-mère, Man Tine, à la rue Cases-Nègres tandis que sa mère vit à Fort-de-France pour son travail. Man Tine travaille dur dans les plantations de cannes à sucre mais elle est souciante de l’avenir de José. Elle souhaite qu’il aille à l’école et obtienne son bac, sésame pour une vie meilleure à cette époque.

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